Notre semaine à Soissons (blog béta version du 13 novembre 09

Nouvelle semaine, nouveau chantier...
Alors que le 11 novembre férié tombe cette année un mercredi, c'était le moment idéal pour poser une semaine de congés. Impossible, on va être charette à cette période dixit the big boss.

Nous sommes donc partis depuis Boulinge vers Pariche, lundi à 5 h du mat...Lever vers 3h30, départ une heure après pour rejoindre le camion chez un collègue à 15 bornes de chez moi.
On arrive au péage vers 7h, et là commence la course contre les embouteillages parisiens. Fangio modère sa vitesse, on est plus sur l'autoroute. Arrivée chez Isabelle & Patrick Balkany vers 9 heures, mais c'est ma faute, j'ai mal expliqué la route...On est à 5 pour finir les cloisons de cette agence bancaire (première pour les bénéf cette année).
Bon, heureusement que les banques sont là pour nous donner du boullllot, soit dit en passant.

Fangio et Cal posent le joint sur les vitrages, Bill finit les barrières phoniques; quant à Obélix et bibi, nous posons les portes. Certaines frottent en haut car elles sont bin trop lourdes, mais ché pon grave, le sav des émissions passera avec son rabot. 

On se casse à 15h, (quelle joie, normalement, c'est à 17h) chantier impec malgré une chtite queue de billard au carrelage, se sera le petit plus de cette agence, le maçon en est d'ailleurs tombé de son escabeau dans l'escalier (pompiers, police, tout ça c'était la semaine dernière)

Mardi 6h
Départ à Soissons, une heure de route depuis l'hôtel, en plus la N2, plusieurs radars...Aux portes de la ville, coup de fil de Gégé, notre livreur. Y est parti sans l'adresse ! Ils devaient lui écrire sur un colis, mais zon oublié. (Font tout de travers ces champions) Bref, y tourne dans Soissons sans trouver alors que nous y arrivons les doigts dans le nez et sans mapiche.
C'est la banque à Droopy, qui s'appelait avant Dupont, avec un d ou un t ?

Royal, les places de stationnement devant le chantier sont libres. Nous déchargeons Gégé qui reviendra pour une deuxième tournée.
Arrivent d'autres corps de métier: les climateux, très bien, le plombier chantant faux ("Tu m' mets RTL, ch' te fais julien courbet")  et le serrurier qui construit le local blindé pour les distributeurs dans l'agence. Lui c'est un fou ! Martiniquais d'origine et belge de surcroît ! Déjà on l'avait entendu de loin avec le son de sa zikmu de teboi qui sort de son fourgeon. En plus y gueule comme un âne dans le chantier avec un accent flamand qu'il appuie bien fort. Je pense que nous ne serons pas copains...

Arrive Polo, le conducteur de travaux, quelle belle vie, nous y reviendons. Il était venu tracer l'emplacement des cloisons pour que le carrelage soit bien dans les couloirs et la moquette dans les bureaux. Ca parait évident, mais la pose du carrelage est souvent ratée, comme à Levallois où nous avons démonté à deux endroits pour que le carreleur casse et repose son ouvrage.

Problème, il ne retrouve pas ses petits entre les cotes du plan et son traçage. Il se rend compte qu'il ne nous a pas donné le bon plan car ça a changé. D'un coté, y faut pas tenir compte du plan, et de l'autre telle cote est impérative...Obélix, mon chef d'équipe, fulmine intérieurement. Bref, après parlementations avec le bureau, il revient sur ses pieds, ouf !

On quitte une heure avant pour rentrer à l'hotel où nous retrouvons l'autre équipe et direction le bercail et on remet ça jeudi matin, même heure, même endroit...Cette semaine 250km x 4 + Soissons (350) = 1350 bornes...
Mercredi, journée du souvenir, férié et chômé.

Jeudi
C'est le jour de la réunion de chantier à 15 h. Polo arrive donc un peu après 13h. "Ah ya des fois où chui en r'tard (tu parles Charles, y vient même pas) et des fois où chui en avance !" Ta raison Gaston ! Il va nous observer pendant plus d'une heure, interrompu de temps en temps par son portable. Bilan des courses, une bonne glande, y compris pendant la réunion, plutôt que de faire le planing pour la semaine prochaine. Tâche réservée le vendredi matin, car on arrête de travailler à midi et qu'on évite au maximum de bouger du bureau ce jour là, kek fois qu'on s'rait en r'tard pour le début du vikende.

Vendredi

Alors que nous étions tranquille, voilà l'autre fou qui demande qu'on aille au garage avec lui car il doit déposer son camion à réviser (nous ce fût fait hier, il manquait 1 litre d'huile...). Promenade dans Soissons...Retour sur le chantier, ce con oublie son mètre ruban et donc m'emprunte le mien 15 fois... 10h, il s'aperçoit qu'il a gardé les clefs de son destrier et que le garagiste s'excite sur la boîte vocale de son portable déchargé...
Nouvel aller retour chez rono. Sur la route, il alpague une dame pour lui demander si elle vend sa voiture, car il veut celle là. Bin non malheureux ! Et il fait signe à des filles dans la rue et s'étonne qu'elles ne lui répondent pas; on est pas chez mémé ! 
Et il me reconte sa vie: (je m'en fous !) il n'a pas dormi de la nuit car il s'est mangé un coup d'arc dans la tronche. Donc on a les yeux qui pleurent sans cesse...Il a dégagé bobonne récemment car elle lui cassait les pieds et a un rendez vous gallant chez une bonne amie à 17h, mais il aura du mal à y être. (la boîte est à Pérenchie, à 200 bornes d'ici) D'autant plus que la vidange a pris du retard...Lui dit finir vers 16 h alors que son apprenti pense partir à 14 h ! Des vrais champions, ah, y va être beau mon GAB !  

Alors que nous allions partir d'ici une demi heure, Polo appelle pour nous informer que l'on ira lundi faire petit chantier à Paris Nord II. Obélix pas content lui fait comprendre qu'il ne faut pas appeler à la dernière minute et lui pose le problème des outils, qu'il faut remballer et transporter. Impossible en véhicule commercial (pigo 3 portes). Il fera donc passer Gégé pour prendre tout notre attirail. Lui peut travailler le vendredi après midi, il a xa qu'à foutre !

En résumé, on ne change pas une équipe qui gagne... 

Présentation

Recherche

Créer un Blog

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés